L’instauration de la zone 30 modifie nos habitudes de déplacement : restons vigilants.
À présent que toute la signalisation est en place, l’ensemble de la Ville est officiellement classé en zone 30, à l’exception du boulevard de l’Empereur, de la route de Béhobie, de la rue de Hapetenia et de la route de la Corniche (jusqu’à l’intersection avec l’avenue de Lissardy).
Chacun a sa place
La zone 30 invite automobilistes, cyclistes et piétons à cohabiter dans de meilleures conditions. En abaissant la vitesse maximale autorisée, il s’agit d’instaurer un équilibre entre les usages du quotidien — se déplacer, marcher, pédaler, accéder aux commerces — et la fonction circulatoire des rues. Cette démarche contribue également au développement des mobilités douces : faciliter les traversées du vélo et apaiser globalement l’espace public.
Doubles sens cyclables : un point de vigilance
Dans une zone 30, toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf décision contraire de l’autorité municipale. Si ce dispositif permet d’améliorer la continuité des itinéraires cyclables, il demande toutefois l’attention de chacun.
Automobilistes
- Lorsque vous vous engagez dans une rue à sens unique, pensez qu’un cycliste peut arriver en face.
- Adaptez votre allure et restez attentifs en sortie de garage ou d’intersection.
Piétons
- Au moment de traverser, regardez des deux côtés, même dans une rue en sens unique.
Cyclistes
- Le double sens cyclable demande de la prudence : restez bien visibles, respectez les priorités et anticipez les réactions des autres usagers.
Pourquoi cette initiative est bénéfique ?
Une sécurité renforcée pour tous
La zone 30 maximise la sécurité des usagers. La visibilité et le temps de réaction des conducteurs sont accrus, réduisant les distances de freinage et le risque d’accidents graves. Par exemple, un piéton a 8,5 fois plus de chances de survivre à un choc à 30 km/h qu’à 50 km/h. Cette mesure protège particulièrement les piétons et cyclistes.
Un meilleur partage de l’espace public
La zone 30 incarne une vision de la ville plus inclusive et moins centrée sur la voiture. Elle favorise une circulation plus fluide et une meilleure cohabitation entre modes de déplacement. Des réaménagements prévus tels que l’élargissement des trottoirs et la création de pistes cyclables accompagneront cette mesure, créant un cercle vertueux : moins de vitesse, plus de sécurité et des mobilités alternatives encouragées.
Moins de nuisances sonores
Réduire la vitesse contribue à une conduite plus souple, limitant les accélérations et freinages brusques, ce qui diminue le bruit des véhicules de 1,4 à 3 décibels. Cette baisse, bien que modeste, améliore la qualité de vie des riverains et rend la ville plus agréable.