KE.IG – 134.2026
L’An Deux Mille Vingt-Six, le mercredi vingt-quatre juin à 18 h 30 s’est réuni le Conseil municipal sous la présidence de Monsieur Kotte ECENARRO, Maire.
PRÉSENTS : M. ECENARRO (Maire) – Mme KEHRIG COTTENÇON, M. ARRUABARRENA, Mme HANNIBAL, M. TARIOL, M. POUYFAUCON, Mme MOUNIOS ADURRIAGA, M. ALLOY, Mme AIZPURU (Adjoints), M. DESTRUHAUT, M. BERRA, Mme MARCONE, Mme BERAZA LABATTUT, M. GIL, Mme SOUDRIE, M. ECHEVERRIA, M. PELEGRIN-ARAMENDY, Mme TARIOL, Mme BEAUFORT (délégués), Mme CABERO DOMINGUEZ, M. ALCORTA, M. TENA, Mme PEREYRA, Mme NAVARRON, M. ELIZALDE, Mme COTINAT, M. ARZELUS ARAMENDI, M. PROTEAU, Mme MUTUVERRIA, M. TRUJILLANO, M. BUENO (conseillers municipaux)
POUVOIRS : Mme BERAZA LABATTUT à Mme CAMACHO SATHICQ, Mme LEGARDINIER à Mme NAVARRON
SECRÉTAIRE DE SÉANCE : M. Vincent ALLOY
Date de la convocation : 9 avril 2026
Le quorum de l’assemblée est atteint.
M. LE MAIRE : Mesdames, Messieurs, Chers Collègues, la séance est ouverte.
Le secrétaire de séance sera M. Vincent ALLOY si vous le voulez bien.
I – ADOPTION DU PROCÈS-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 27 MAI 2026
M. LE MAIRE : Concernant le procès-verbal du Conseil municipal précédent, je n’ai pas eu de remarque.
Oui, Mme COTINAT, vous avez la parole.
Mme COTINAT : Arratsalde on, bonjour à toutes et à tous. Lors du précédent Conseil municipal, nous avons adopté une délibération qui fixe le montant de la redevance pour l’occupation temporaire des antennes de relais de téléphonie. Mais, dans cette délibération, on n’avait pas les lieux et les lieux de d’installation ni de délai exact, et on a déjà constaté l’installation d’une de ces antennes sur le parking d’Ascoubia.
Donc, nous interrogeons sur le bien-fondé de cette installation sur ce secteur, à proximité de la Corniche, zone naturelle protégée, nous nous interrogeons sur le manque de concertation et sur les modalités de validation de ce nouvel emplacement, que ce soit avec les élus ou bien les habitants et habitantes qui avaient l’air de la découvrir.
Nous votions ici en août 2020, à l’initiative de Monsieur Ganix GRABIERES, alors Adjoint au développement durable, un moratoire sur le déploiement de la 5G qui avançait : « considérant que le principe de précaution doit, en tout état de cause, prévaloir en matière de santé publique, mais aussi de conséquences sur l’environnement et le climat, le Conseil municipal d’Hendaye se prononce en faveur d’un moratoire sur le déploiement de la 5G et donc sur la délivrance aux opérateurs des autorisations pour son exploitation, tant que les études scientifiques sur les impacts sanitaires et environnementaux n’ont pas abouti ».
Qu’en est-il aujourd’hui ? Avons-nous des données scientifiques concrètes sur l’impact sanitaire et environnemental de ces antennes et sont-elles prises en compte lors de ce type d’installation ?
Enfin, concernant l’antenne à Ascoubia, au-delà de l’impact visuel et environnemental dans une zone telle que celle-ci, c’est aussi une question de transparence que soulève cette installation. Est-ce qu’elle répond à une hausse de consommation de données 5G ponctuelle, comme le disait la délibération ou une demande des riverains où établissements alentours qui peineraient peut-être à avoir du réseau. Pouvez-vous nous en dire un peu plus, et si vous connaissez les prochaines installations possibles et les délais
M. LE MAIRE : C’est une occupation temporaire que nous avons accordée, comme nous l’avons déjà fait, je crois, par le passé à l’occasion de la saison, de l’été, et pour aussi dépanner les riverains qui sont en manque de réseau. Donc à la fin de la saison, on reprend cette installation, elle ne sera pas définitive. C’est ponctuel, vous avez bien lu la délibération.
Mme COTINAT : C’est dommage qu’on ne l’ait pas su.
M. LE MAIRE : Dans ce que vous venez de me dire, vous dites pourtant que c’est temporaire.
Mme COTINAT : Vous ne nous aviez pas parlé, notamment même en commission, qu’en fait il y aurait à cet endroit-là une antenne et c’est quand même un endroit qui aurait peut-être mérité qu’on le signale, notamment aux riverains. Visiblement, ils manquent de réseau, mais ils n’ont pas été mis au courant. Et est-ce qu’il y a d’autres endroits qui sont ciblés pour des futures installations là pour cet été ?
M. LE MAIRE : Pour l’instant, je n’en ai pas connaissance.
Si vous voulez bien voter, délibérer, sur le procès-verbal de la séance précédente, qui accepte le procès-verbal précédent. Y a-t-il des votes contre ? des abstentions ? Je n’en vois pas.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
II – DÉLIBÉRATIONS
SUR RAPPORTS DE M. Kotte ECENARRO – MAIRE
085.2026 – DÉCISIONS DU MAIRE PRISES PAR DÉLÉGATION DU CONSEIL MUNICIPAL
M. LE MAIRE : Vous avez eu le rapport, je n’ai pas eu de retour. Je considère que vous avez validées.
LE CONSEIL MUNICIPAL PREND ACTE DE LA SITUATION. PAS DE VOTE.
M. LE MAIRE : Nous passons à la délibération n° 086.2026 suivie d’une série de rapports qui seront portés par M. Jean-Michel BERRA à qui je passe la parole.
SUR RAPPORTS DE M. Jean Michel BERRA
086.2026 – BUDGET SUPPLÉMENTAIRE – BUDGET PRINCIPAL
M. BERRA : Bonjour à tous. Donc, effectivement, nous allons délibérer sur le budget principal et les budgets annexes par rapport à ce que l’on appelle un « budget supplémentaire ».
Un budget supplémentaire, en fait, ce sont des modifications. Ce n’est pas un budget supplémentaire en tant que tel, on ne rajoute pas de sous. Donc en fait, ce qui se passe, c’est qu’à partir du moment où nous avons eu les résultats du compte de l’année précédente, il y a eu un budget en mars 2026, qui a été voté et ce budget, pour être en équilibre, incluait notamment des emprunts. À partir du moment où les résultats de l’année 2025 ont été connus, on réajuste et c’est ce qui est fait aujourd’hui, budget par budget.
Donc pour le premier budget, le budget principal, vous avez vu dans la délibération, nous avons des dépenses, des charges à caractère général de 96 535 €. Donc cela, ce sont effectivement des ajustements techniques qui arrivent après le vote du budget.
Ce qui est à remarquer, c’est le virement à la section d’investissement. Alors, c’est quoi ? C’est simplement de l’argent que nous transférons du fonctionnement pour financer nos investissements. Donc, et en règle générale, on verra cela dans tous les budgets puisque les emprunts qui étaient prévus sont minorés, si vous avez pris connaissance de tous les tableaux, Là, par exemple, nous avons en recettes des atténuations de charges. Avez-vous des questions sur ce premier budget, le budget supplémentaire du budget principal ?
Mme NAVARRON :
Auzapez jauna,
2023ko lehen hiruhilekotik goiti, gure herriak « J’allume ma rue » aplikazioaren abonamendua finantzatzen du.
Tresna horrek argi publikoaren kudeaketa hobeki antolatzeko aukera eman behar zigun, energia-gastuak murriztuz eta ikuspegi ekologiko bati jarraikiz. Bestalde, lorturiko aurrezki ekonomikoek argiteria publikoaren parkea berritzeko eta LED sistemetan inbertitzeko parada eskaini behar zuten. Azkenik, aplikazio horren bidez, Hendaiarrek segurtasunez ibiltzeko aukera ukan behar zuten, behar zen unean argiak piztuz telefono edo tableta baten bidez.
Neurri horren ezarpena lau etapatan egin zen :
- Lehen proba-fasea 2023ko martxoan, karrika batzuetan.
- 2023ko apirilean bigarren fasea abiatu zen ; Intzura, Orio eta Lizardi auzoak, itsasbazterra eta Leclerc Marexala eta Empereur etorbidearen zati bat barne hartu zituen.
- Ondotik, 2023ko apirilean berean, geltokiaren eta hondartzaren auzoetara hedatu zen bereziki.
- Azkenik, 2023ko abendutik goiti, herriko karrika guziak ekipatu ziren, sistema orokortzeko xedez.
Alta, ageri da « J’allume ma rue » aplikazioa ez dela gehiago baliatua 2025eko urtarrilaren 27az geroztik. Hala ere, herriak abonamendu horri loturiko gastuak bere gain hartzen segitzen du.
Etenaldi horren arrazoiak prentsaren bidez jakin genituen (garapen iraunkorraren batzordeetan parte hartzen duten hautetsi gisa, Célinek eta biok ez genuen gai horri buruzko informaziorik ez trukerik ukan, azken batzordea bi aste lehenago baino gutxiago egin zelarik). Auzapez jaunak honela justifikatu zenuen erabakia :
« Sistema pausan jarri dugu 2024ko urte hondarrean eta 2025eko urte hastapenean Hendaian gertatu diren ebasketa eta ebasketa-saiakeren emendatzea ikusirik. Gaur arte ez da frogatu gizalegearen kontrako gertakarien gorakada eta “J’allume ma rue” dispositiboaren artean loturarik badenik. Sistema berriz ezarriko da egoeraren bilakaeraren arabera heldu diren hilabeteetan. »
Beraz, ondoko galderei erantzun argiak nahi genituzke :
- Nork hartu zuen sistemaren pausan jartze erabakia, eta zein prozeduraren arabera ?
- Etenaldia baino lehen, ebaluazio teknikorik (aplikazioaren erabilera, bateragarriak ez diren bonbillak eta abar), ekonomikorik (zer aurrezki, zer kostu?) edo segurtasunari buruzkorik egin ote zen ?
- Gaur egun, 2026ko ekainean, herriko etxeak aplikazioa berriz martxan ezartzea pentsatzen ote du ? Baiezkoan, zein egutegi, irizpide eta helbururen arabera ?
- Ezezkoan, eta berriz hasteko asmorik ez bada, zer urrats abiatu dira abonamendu hori eteteko eta zergadunek erabilerarik gabeko zerbitzu bat finantzatzen segi ez dezaten/dezagun ?
Diru kontu hutsetik haratago, egoera honek hainbat gai garrantzitsu mahai gainean ezartzen ditu :
Erronka ekonomikoa : elektrizitatearen prezioak etengabe gora doazelarik, iduritzen zaigu beharrezkoa dela argiteria publikoaren gastuak epe laburrean mugatzeko sistemak aztertzea eta epe luzean energia guti kontsumitzen duten dispositibo eraginkorretan, hala nola LEDetan, inbertitzea.
Erronka ekologikoa : klima-aldaketaren aitzinean, gaur hartzen den erabaki bakoitzak eragina du gure etorkizunean. Gure eginbeharra da gaurdanik aurreikustea eta egokitzapenak prestatzea. Horregatik, gai honen inguruan lan egitea ezinbestekoa iduritzen zaigu, izan aplikazio hau berriz martxan emanez, izan beste aterabide batzuk aztertuz (presentzia-detektagailuak, argiztapen maila apalki ttipituz doazen sistemak eta abar).
Segurtasunaren erronka : argirik ez izateak sor dezakeen edo handitu dezakeen segurtasun-ezaren sentimendua ez ezik, joan-etorrien segurtasuna ere kontuan hartu behar da ; ikusgarritasuna murrizten da bai gidarientzat bai oinezkoentzat, bereziki hondatuak edo desitxuratuak diren espaloi eta bideetan, edota txakur gorozkiz zikinduetan.
Gardentasunaren erronka : hautetsiok eta Hendaiarrok eskubidea dugu harturiko erabakiak, haien arrazoiak eta ondorioak ulertzeko.
Horregatik, dispositibo honen bilan osoa aurkez dezazuen eskatzen dizuegu, haren etenduraren arrazoiak modu objektiboan azal ditzazuen, eta etorkizunari buruz aurreikusten diren bideak zehaz ditzazuen.
Monsieur le Maire,
Depuis le premier trimestre 2023 notre commune finance un abonnement à l’application « J’allume ma rue ».
Cet outil devait nous permettre d’optimiser l’éclairage public en maîtrisant les dépenses énergétiques dans un souci écologique. D’autre part, les économies financières devaient, elles, nous permettre de renouveler le parc d’éclairage publique en investissant dans des LED.
Finalement, cette application devait permettre aux Hendayaises et Hendayais de se déplacer en toute sécurité grâce à l’activation de la lumière lorsque nécessaire depuis un smartphone ou tablette.
La mise en place de cette mesure s’est réalisée en 4 phases :
- 1ère phase test sur quelques rues au mois de mars 2023.
- Dès avril 2023 la 2eme phase est lancée qui intègre les quartiers des Joncaux, Orio et Lissardy, le front de mer, ainsi qu’une partie des boulevards du Maréchal Leclerc et de l’Empereur.
- En avril 2023 le dispositif est déployé sur les quartiers de la gare et de la plage notamment.
- Puis à partir décembre 2023 c’est l’ensemble des rues qui est équipée afin de généraliser le dispositif.
Or, il apparaît que l’application « j’allume ma rue » n’est plus utilisée depuis le 27 janvier 2025. Pourtant, la commune continue de supporter les coûts liés à cet abonnement.
Les raisons de la suspension sont connues par voie de presse (étant élu.es et participant aux commissions développement durable nous n’avions avec Céline eu aucune information ou échanges à ce sujet alors que la dernière commission avait eu lieu moins de 2 semaines avant cette décision).
Monsieur le Maire vous vous justifiiez ainsi à l’époque : « la mise en pause du dispositif face à l’augmentation constatée du nombre d’effractions et de tentatives d’effractions survenues sur Hendaye en fin d’année 2024 et depuis le début de l’année 2025 ; le lien entre l’augmentation des incivilités et le dispositif j’allume ma rue n’a pu être démontré à ce jour ; le dispositif sera remis en place en fonction de l’évolution de la situation dans les mois qui viennent. »
Nous souhaiterions donc obtenir des réponses claires sur plusieurs points :
- Qui a pris la décision et selon quelle procédure, de suspendre cette application ?
- Une évaluation technique (utilisation de l’application, ampoules non compatibles…), financière (quelles économies, quels coûts ?) ou sécuritaire avait-elle été réalisée avant cette suspension ?
- Aujourd’hui en juin 2026, la municipalité envisage-t-elle une remise en service de l’application ? Si oui, selon quel calendrier, critères et avec quels objectifs ?
- Si non et qu’aucune reprise n’est prévue, quelles démarches sont engagées pour mettre fin à cet abonnement et éviter que les contribuables continuent à financer un service inutilisé ?
Au-delà de la question financière, cette situation soulève plusieurs enjeux importants :
Un enjeu économique, avec la hausse continuelle des prix de l’électricité, il nous paraît important de réfléchir à un système de limitation des dépenses de l’éclairage à court terme et un investissement à long terme dans des systèmes lumineux efficaces et peu consommateurs d’énergie telles que les LED. Ce qui rejoint également :
Un enjeu écologique, face au dérèglement climatique chaque décision a un impact sur notre futur, il est de notre devoir d’anticiper et de prévoir des aménagements dès aujourd’hui, il nous apparaît donc essentiel de travailler sur ce sujet, que ce soit en remettant en marche cette application ou en proposant d’autres alternatives (telles que les détecteurs de présence, les taux d’éclairage dégressif… plusieurs pistes doivent être étudiées !),
Un enjeu de sécurité, que cela concerne le sentiment d’insécurité qui peut être induit, augmenté ou généré par l’absence totale de lumière, mais également la sécurité de déplacement (visibilité réduite pour les automobilistes et piétons sur des trottoirs qui peuvent être déformés ou accidentés ou minés de déjections canines),
Un enjeu de transparence, les élu.es et les Hendayais.es étant en droit de comprendre les choix effectués, leurs motivations et leurs conséquences.
C’est pour cela que nous vous demandons de présenter un bilan complet de ce dispositif, d’expliquer factuellement les raisons de sa suspension et de préciser les perspectives envisagées concernant son avenir. Milesker.
M. PROTEAU : Alors vraiment, on s’est pas du tout concertés avant, parce que je vais parler aussi de l’éclairage public.
Par rapport au budget supplémentaire, nous, nous voterons contre et également les suivants, sauf le budget Fêtes et animations. On ne reviendra pas sur l’analyse budgétaire.
Ce qu’on a envie de vous proposer aujourd’hui, c’est vraiment d’utiliser 2 leviers qui permettent de réaliser des économies significatives sur nos charges de fonctionnement.
Donc le premier levier, c’est la modernisation de notre éclairage public. On sait que sur un parc total de 2 600 points lumineux à Hendaye, on peut identifier autour de 860 lanternes qui peuvent dès aujourd’hui être équipées de la technologie LED, et on estime que cela peut générer jusqu’à 50 000 € d’économies annuelles sur notre facture énergétique.
Cette modification peut être faite avec 2 possibilités :
- soit via une entreprise. Dans ce cas-là, cela nécessiterait un investissement de 130 000 € avec un retour sur investissement de 2,6 ans,
- ou alors en utilisant la régie communale. Et c’est ça pour nous le plus intéressant. C’est qu’on aurait un investissement autour de 60 000,00 €. On a un retour sur investissement de 1,2 ans. Ça fait que si l’on commence dès à présent, dès 2028, on peut récupérer 50 000 € d’économies.
Ensuite le second levier, et je vais également revenir sur le dispositif « J’allume ma rue » qui nous coûte aujourd’hui 32 000 €. On a eu l’information que, aujourd’hui, le fonctionnement technique de ce dispositif repose à la fois sur des coffrets de commande qui sont installés dans nos armoires électriques, et que le marché a évolué et qu’il semble aujourd’hui qu’il n’est plus nécessaire de payer cet abonnement de services externes comme on le fait aujourd’hui, et que tout cela est intégré directement dans nos contrats de fourniture, dans la maintenance de nos coffrets.
Donc, il serait intéressant aussi d’aller sur cette sur cette idée-là pour avoir une évolution et un gain autour de cet abonnement.
Voilà, donc ce sont deux propositions que nous avons envie de vous faire ici. On a une économie, toutes les économies sont nécessaires pour nous. Et donc, si vous partez vers cette idée-là et si vous amendez le budget, alors nous, on vous suivra dans ce sens.
M. LE MAIRE : De longues questions pour une réponse qui sera brève.
Mme NAVARRON, vous avez demandé qui a pris la décision d’arrêter ce système-là, de « J’allume ma rue » : c’est la majorité municipale.
Pourquoi ? Je vous l’avais déjà dit : parce que le ressenti dans la population a été absolument défavorable, notamment eu égard aux personnes âgées.
Je rajoute qu’après avoir comparé ce ressenti de la population avec le travail que fait la police, les policiers nous avouent également que quand ça bouge quelque part, la lumière s’allume et y compris quand ils passent. La lumière qui s’allume avertit aussi les délinquants.
De toute façon, ce qui nous importait surtout, c’était de ne pas imposer ce système quand le ressenti des personnes âgées était défavorable car pour elles, voir dehors tout éteint, c’est un sentiment profond d’insécurité.
Et contre cela, il n’y a ni les LED nouvelle génération, ni davantage de police qui peut quelque chose. Donc le compromis était pour l’instant d’attendre. Effectivement vous en avez parlé, l’un et l’autre, que les techniques évoluent pour que l’on puisse à terme se doter d’un matériel plus performant. Je crois qu’à l’avenir, nous allons pouvoir l’utiliser, mais sous d’autres formes et cela suppose effectivement la reprise de tous les réseaux électriques, tout ce qui est sur le luminaire qui ne convient pas, un dossier sur lequel il faudra beaucoup investir.
Aujourd’hui, nous sommes sur un budget supplémentaire qui se propose, on l’a bien dit et M. BERRA l’a bien dit, de reprendre les excédents, de repasser les dotations et de réduire le niveau des emprunts inscrits. C’est cela qui vous est proposé aujourd’hui de délibérer.
Et avant que M. BERRA ne le dise sur les autres budgets, je vous communique l’essentiel des chiffres :
- le budget principal, c’est une réduction de 1 354 000 € d’emprunt,
- sur le port de plaisance, c’est une réduction de 970 000 €,
- sur le port de pêche, c’est une réduction de 587 000 €,
- sur les Fêtes et animations, c’est 10 000 €.
Donc, c’est une réduction d’emprunts sur les comptes qui vous sont présentés par M. BERRA de 2 921 000 €. C’est ce qu’il faut retenir, parce qu’après on peut toujours discuter d’autres points, mais ce n’est pas à l’ordre du jour.
M. LE MAIRE : M. BERRA, vous avez la parole.
M. BERRA : Je rajouterai que, effectivement, c’est un détournement de délibération que vous faites là. Parce que vous zoomez un abonnement de 32 000 € alors que nous sommes en train de vous parler de réduction d’emprunts de plus de 1 000 000 € budget par budget. Donc effectivement, à mon avis, aujourd’hui, il ne s’agit pas de parler de « J’allume ma rue », nous avons d’autres instances et d’autres commissions pour en parler. Et aujourd’hui, s’approprier du budget supplémentaire pour parler de cela, je ne trouve pas ça très honnête.
M. LE MAIRE : Mme NAVARRON, oui.
Mme NAVARRON : Alors c’est un fait, je n’étais pas à la commission Finances et Administration générale, le suppléant était présent et c’est le sujet qui a été apparemment développé et qui pose question puisque ça fait entre autres, mais ça fait plus d’un an que l’abonnement est en stand-by. Donc, c’est cela qui nous interpelle aussi, de se dire que l’on continue de payer quelque chose qui ne sert pas.
Et ensuite, rappeler le fait que, au Conseil municipal, on n’est pas ici dans une chambre d’enregistrement, c’est aussi un lieu de débat dans lequel la parole des minorités politiques fait partie de la démocratie locale. Et donc c’est pour cela que l’on peut s’exprimer sur le sujet qui n’est pas un détournement, qui fait bien partie du budget principal dont nous parlons ce soir.
M. BERRA : OK. Donc, s’il n’y a pas d’autres questions sur ce budget principal et comme l’a rappelé M. le Maire, l’information principale c’est la réduction de l’emprunt. Donc je demande à M. le Maire de passer au vote.
M. LE MAIRE : Je propose de voter ce budget supplémentaire. Qui le vote ? Y a-t-il des votes contre ? des abstentions ? Je n’en vois pas. Merci.
ADOPTÉ À LA MAJORITÉ –
9 votes CONTRE : Mme NAVARRON, M. ELIZALDE, Mme COTINAT, M. ARZELUS ARAMENDI, Mme LEGARDINIER, M. PROTEAU, Mme MUTUVERRIA, M. TRUJILLANO, M. BUENO
M. LE MAIRE : Le budget du port de plaisance, M. BERRA.
087.2026 – BUDGET SUPPLÉMENTAIRE – BUDGET ANNEXE – PORT DE PLAISANCE
M. BERRA : Pour le port de plaisance, vous l’avez également sous les yeux. En dépenses d’exploitation, quelques dépenses ajustées (71 000 €), le virement de section est prévu de pour 500 000 €. Quand on parle de virement de section, c’est toujours pareil, ce sont les économies qu’on a faites que l’on vire pour financer les investissements.
En recettes de la section d’exploitation, le résultat de la section de fonctionnement est repris pour 601 000 €. La section d’exploitation est équilibrée pour un montant de 601 574 €.
En investissement, le budget supplémentaire reprend les restes à réaliser. Donc pour le port de plaisance, il s’agit de 279 000 € et quelques dépenses ajustées de 705 000 €.
En recettes d’investissement, la section d’investissement reprend pour 1.4 M€, un virement de section été inscrit pour comme je viens de le dire pour 500 000 €. Donc cela permet là aussi d’enlever totalement le recours à l’emprunt qui avait été inscrit au budget primitif pour 1 000 000 €. Le budget annexe du port de plaisance s’équilibre pour un montant total si vous regardez votre tableau en bas à 1 585 358 €.
M. LE MAIRE : S’il n’y a pas de question, je propose que l’on vote ce budget supplémentaire du port de plaisance. Qui l’adopte ? Y a-t-il des votes contre ou des abstentions ? Merci.
ADOPTÉ À LA MAJORITÉ –
9 votes CONTRE : Mme NAVARRON, M. ELIZALDE, Mme COTINAT, M. ARZELUS ARAMENDI, Mme LEGARDINIER, M. PROTEAU, Mme MUTUVERRIA, M. TRUJILLANO, M. BUENO
M. LE MAIRE : Vous continuez, M. BERRA.
088.2026 – BUDGET SUPPLÉMENTAIRE – BUDGET ANNEXE – PORT DE PÊCHE
M. BERRA : En section d’exploitation, toujours pareil, le même système de présentation.
Je ne l’ai pas précisé en préambule, mais sur les budgets supplémentaires, on n’inscrit que ce qui bouge. Parce que, effectivement, vous êtes rendu compte qu’on ne retrouvait pas les chiffres complets des budgets qui ont pu être votés lors du budget primitif.
Donc sur le budget annexe Port de pêche, en section d’exploitation, nous avons à peu près 191 000 € de dépenses qui sont ajustées, un virement de section prévu de 1 000 000 €. On équilibre la section d’exploitation à 1 231 282 €. En investissement, le budget supplémentaire reprend à nouveau les restes à réaliser, donc là, pour 249 000 €.
En recettes d’investissement, on reprend 647 000 €. Le virement de section est inscrit pour 1 M€. Donc, là aussi, cela permet d’enlever totalement le recours à l’emprunt. Nous avions inscrit au budget primitif un emprunt de 587 000 €. Le budget est équilibré à 1 099 377 € avec un montant total du budget annexe de 2 330 000 €.
M. LE MAIRE : Merci. Y a-t-il des questions sur ce budget ? Je n’en vois pas. On passe au vote. Qui accepte ? Des votes contre ? Très bien, pas d’abstention, je vous remercie.
ADOPTÉ À LA MAJORITÉ –
9 votes CONTRE : Mme NAVARRON, M. ELIZALDE, Mme COTINAT, M. ARZELUS ARAMENDI, Mme LEGARDINIER, M. PROTEAU, Mme MUTUVERRIA, M. TRUJILLANO, M. BUENO
M. LE MAIRE : Nous passons au budget du stationnement.
089.2026 – BUDGET SUPPLÉMENTAIRE – BUDGET ANNEXE – PARC DE STATIONNEMENT
M. BERRA : Même cas de figure. Les dépenses de la section sont ajustées. Ici, effectivement, c’est un budget un peu plus modeste, 21 000 €, virement de section prévu pour 3 000 €.
En dépenses d’investissement, quelques dépenses ajustées pour 337 000 €. Les recettes, pour la section d’investissement, on reprend 334 000 € et on équilibre à 337 770 € et le budget total est de 362 741 €.
M. LE MAIRE : Merci M. BERRA.
Y a-t-il des questions ? Il n’y en a pas, on passe au vote. Qui accepte ? Des votes contre ? Des abstentions ? Merci.
ADOPTÉ À LA MAJORITÉ –
4 voix CONTRE : M. PROTEAU, Mme MUTUVERRIA, M. TRUJILLANO, M. BUENO
M. LE MAIRE : Le dernier budget, le budget des fêtes et animations s’il vous plait.
090.2026 – BUDGET SUPPLÉMENTAIRE – BUDGET ANNEXE – FÊTES ET ANIMATONS
M. BERRA : Le budget Fêtes et Animations rapidement, donc quelques dépenses ajustées pour 3 800 €. En recettes de fonctionnement, on reprend 12 000,00 € et on équilibre à 12 742 €.
En dépenses d’investissement, toujours pareil, avec des restes à réaliser de 5 000 €, un virement de section pour 8 800 € et le recours à l’emprunt qui, là également, prévu à hauteur de 10 000 €. Donc, dans ce budget annexe des Fêtes et Animations également on fait sauter un emprunt de 10 000 €. Ce budget total s’équilibre à 17 775 €.
M. LE MAIRE : Merci M. BERRA.
Y a-t-il des questions ? Il n’y en a pas, on passe le vote. Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre ? Des abstentions ? Merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ DES SUFFRAGES EXPRIMÉS –
5 ABSTENTIONS : Mme NAVARRON, M. ELIZALDE, Mme COTINAT, M. ARZELUS ARAMENDI, Mme LEGARDINIER
M. LE MAIRE : Vous continuez M. BERRA avec le reversement du produit des horodateurs.
091.2026 – REVERSEMENT DU PRODUIT DES HORODATEURS SITUÉS SUR L’EMPRISE DES PORTS DE PLAISANCE ET DE PÊCHE
M. BERRA : il s’agit du reversement du produit des horodateurs que nous avons sur le port de plaisance et le port de pêche. Vous avez vu, ce sont des budgets annexes, il faut donc délibérer sur ce que l’on fait de ces produits. Nous vous proposons, pour les recettes de 2025 qui s’établissent à 65 282 € pour le port de plaisance et 46 309 € pour le port de pêche, de les reverser aux budgets annexes idoines.
A contrario, on va facturer des frais de fonctionnement des horodateurs, donc 9 456 € pour le port de plaisance et 4 728 € pour le port de pêche.
Voilà, normalement, effectivement, les crédits sont prévus sur ces budgets-là. Donc, il est proposé au Conseil municipal :
- de décider de reverser les sommes que je viens de vous exposer,
- et de décider également d’émettre des titres donc de facturation pour le port de plaisance et le port de pêche.
M. LE MAIRE : Merci M. BERRA.
Des questions ? Il n’y en a pas, on passe au vote. Qui accepte ? Votes contre ou abstentions ? Merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Question suivante, la question n° 092.2026.
092.2026 – DEMANDE DE SUBVENTION AUPRÈS DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION PAYS BASQUE DANS LE CADRE D’UNE ATTRIBUTION DE FONDS DE CONCOURS – OPÉRATION DE RECHARGEMENT DE LA PLAGE D’HENDAYE ET DES TRAVAUX DE DRAGAGE DE LA BAIE DE TXINGUDI
M. BERRA : C’est une demande de subvention. Cela concerne les opérations de rechargement de la plage et des travaux de dragage. Nous avons la possibilité de récupérer des subventions. Pour cela, il faut néanmoins conventionner avec l’Agglomération Pays Basque. Vous avez tous lu la convention qui est proposée à la signature par Monsieur le Maire et Monsieur le Président de l’Agglomération Pays Basque pour pouvoir bénéficier de cette aide.
Donc, il est proposé ce soir :
- d’approuver l’attribution par la Communauté d’Agglomération des fonds de concours « Stratégie Locale de Gestion des Risques Littoraux de la Côte Basque » d’un montant de 205 000 €,
- et d’autoriser Monsieur le Maire à signer cette convention.
M. LE MAIRE : Bien, est-ce que vous êtes d’accord ? Qui approuve la délibération, une demande de subvention ? Y a-t-il des votes contre ? Des abstentions ? Je n’en vois pas, merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Question suivante, toujours M. BERRA, les fonds de solidarité logement.
093.2026 – FONDS DE SOLIDARITÉ POUR LOGEMENT ET ÉNERGIE – PARTICIPATION 2026
M. BERRA : Alors là, c’est un peu du même acabit puisque nous avons un Département qui gère un dispositif de fonds de solidarité auquel on va effectivement souscrire.
Ce soir, il vous est proposé de décider que les sommes appelées par le Département seront à verser à partir du moment où il y aura l’appel des fonds. Il s’agit, au titre du logement de 8 176 €, et au titre de l’énergie 3 504 €.
M. LE MAIRE : Bien, on passe au vote. Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre ou des abstentions ? Je n’en vois pas, merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Vous continuez, M. BERRA.
094.2026 – DÉSIGNATION DES MEMBRES DE LA COMMISSION LOCALE D’ÉVALUATION DES CHARGES TRANSFÉRÉES (CLECT) DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION PAYS BASQUE
M. BERRA : Effectivement, c’est au niveau des finances, il faut constituer une commission d’Evaluation de la CAPB. Il vous est proposé de me désigner pour présenter donc la ville d’Hendaye au sein de cette CLECT et Mme Brigitte SOUDRIE comme suppléante.
M. LE MAIRE : Bien. Est-ce que vous acceptez ? Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre, des abstentions ? Je n’en vois pas, je vous remercie.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : La question suivante concerne les désignations des membres à la Commission Communale des Impôts Directs.
095.2026 – DÉSIGNATION DES MEMBRES À LA COMMISSION COMMUNAE DES IMPÔTS DIRECTS
M. BERRA : Vu le code général des impôts, il est nécessaire d’instituer une Commission Communale des Impôts Directs. Nous avons lancé un appel à candidature aux hendayais. Il est donc proposé au Conseil municipal de dresser une liste de contribuables pour désignation par le directeur départemental des finances publiques, des 8 commissaires et des 8 suppléants à la Commission Communale des Impôts Directs. Vous avez la liste des personnes qui vous sont proposées.
M. LE MAIRE : Oui, Mme MUTUVERRIA.
Mme MUTUVERRIA : Lors du dernier Conseil municipal, le rapport n° 072 2026 concernant la désignation des membres à la CCID été retiré faute de candidats. Nous en avons donc parlé autour de nous et dans la liste proposée, il manque 2 personnes qui ont fait leur demande mais dont les noms n’apparaissent pas, donc nous aimerions en connaître la raison.
M. LE MAIRE : Les conditions pour être candidat pouvaient ne pas être remplies, notamment avoir une propriété sur la commune, être de nationalité française. Si ces personnes-là remplissent les conditions, donnez-moi les noms et nous verrons pourquoi leur candidature n’a pas été prise en compte. Il faut avoir plus de 18 ans bien sûr. Effectivement, s’il y a eu un raté, vous nous le dites dès demain, merci.
Je propose de voter. Qui vote cette délibération ? Y a-t-il des abstentions ou des votes contre ?
Je vous remercie.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : La parole est à M. Peio POUYFAUCON.
SUR RAPPORT DE M. Peio POUYFAUCON
096.2026 – DISPOSITIF DE FINANCEMENT DE FORMATIONS BNSSA DANS LE CADRE DE RECRUTEMENTS SAISONNIERS DE SAUVETEURS – SAISON 2027
M. POUYFAUCON : Merci beaucoup. Cette délibération vise à reconduire pour la saison 2027 le dispositif communal d’aide au financement des formations de sauveteurs aquatiques (BNSSA, PSE1, PSE2 et SSA littoral).
Face aux difficultés croissantes de recrutement des nageurs sauveteurs nécessaires à la surveillance des plages d’Hendaye, la commune propose une aide financière destinée aux jeunes Hendayais de 17 à 30 ans souhaitant suivre ce parcours de formation.
En contrepartie, les bénéficiaires s’engagent à travailler comme sauveteurs sur la plage d’Hendaye pendant 2 saisons estivales.
Depuis la mise en place du dispositif en 2024, 10 jeunes Hendayais ont été formés et ont renforcé les effectifs de surveillance des plages.
Il est donc proposé au Conseil municipal :
- d’approuver la reconduction de ce dispositif pour la saison 2027,
- et d’autoriser Monsieur le Maire à prendre toutes les mesures nécessaires à sa mise en œuvre.
M. LE MAIRE : Bien, avez-vous des questions ? Pas de question, on passe au vote. Qui accepte cette délibération ? Des votes contre ou des abstentions ? Je n’en vois pas. Merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : La parole est à M. Bernard GIL.
SUR RAPPORT DE M. Bernard GIL
097.2026 – CRÉATION D’UN CONSEIL DES AÎNÉS
M. GIL : Oui, merci Monsieur le Maire. Il est proposé au Conseil municipal de délibérer sur la mise en place d’un Conseil des Aînés afin que les séniors soient représentés et participent activement à la vie et aux projets d’Hendaye.
L’objectif est de faire entendre la voix des hendayais de plus de 60 ans, de tenir compte de leur expérience, leur connaissance de la commune, mais également des difficultés qu’ils peuvent rencontrer au quotidien.
Un courrier sera envoyé aux personnes susceptibles de vouloir intégrer le Conseil des Aînés afin qu’elles envoient leur candidature pour figurer sur la liste de ce Conseil des Aînés.
- Le Conseil est consultatif et non décisionnel,
- La durée du mandat est de 6 ans,
- Il faut avoir plus de 60 ans,
- Être inscrit sur les listes électorales à Hendaye,
- Avoir sa résidence principale à Hendaye,
- Déposer sa candidature au CCAS.
La composition est de M. Bernard GIL, Nathalie CAMACHO SATHICQ, Sandrine BERAZA LABATTUT, par tirage au sort 10 membres, donc citoyens, à parité hommes-femmes.
Le Conseil des Aînés est animé par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
La fréquence de réunions plénières, c’est environ 3 fois par an (octobre, février, juin).
Le détail du règlement constitutif du Conseil des Aînés est présenté en annexe.
Un règlement de fonctionnement sera mis en place par le Conseil des Aînés lui-même une fois constitué.
Ainsi, il est proposé au Conseil municipal de délibérer.
Monsieur le Maire, si vous permettez, on a reçu aussi du groupe Vivre Hendaye un amendement. Je vous propose de lire l’amendement proposé et après je donnerai quelques explications de vote.
« Cette délibération rappelle que cette instance a pour objectif de permettre aux Hendayaises et Hendayais de plus de 60 ans d’être représentés et participer activement à la vie et aux projets de la commune.
Vous avez souligné également que le Conseil des Aînés a vocation à « faire entendre la voix des Hendayais de plus de 60 ans », à valoriser leur expérience ainsi que leur connaissance de la commune, et à constituer une instance consultative, d’étude et de proposition dans tous les domaines touchant la vie de la cité.
Dans cet esprit, il apparaît souhaitable que l’ensemble des sensibilités représentées au sein du Conseil municipal puisse être associé aux travaux de cette instance. La composition proposée dans la délibération ne prévoit aujourd’hui que la présence d’élus appartenant à la majorité.
L’ajout d’un représentant du groupe Vivre Hendaye et d’un représentant du groupe Hendaia Biltzen permettrait de garantir une représentation pluraliste du Conseil municipal.
Cette évolution ne remet nullement en cause la place centrale des citoyens tirés au sort, qui demeurent majoritaires au sein du Conseil des Aînés. Elle vise uniquement à assurer que tous les courants démocratiquement représentés au Conseil municipal puissent suivre, accompagner et enrichir les réflexions de cette instance consultative.
Avec cet amendement, il est proposé d’intégrer un représentant de chacun des groupes d’opposition siégeant au Conseil municipal ».
M. GIL : Si vous le permettez, je voudrais vous donner quelques précisions et la raison pour laquelle je propose qu’on ne retienne pas votre amendement ou que le groupe majoritaire ne retienne pas votre amendement.
Le souci est de préserver le caractère citoyen du Conseil des Aînés et éviter la politisation de cette instance. L’objectif affiché du Conseil des aînés est de représenter les habitants de plus de 60 ans et de favoriser leur participation à la vie locale.
La présence de 3 élus référents permet déjà le lien avec la municipalité. Ajouter des représentants des groupes politiques risque de transformer une instance citoyenne en instance de représentation politique, ce qui s’éloigne de la vocation première.
Le Conseil des Aînés, conçu comme un lieu de réflexion, de dialogue, de propositions, l’introduction de représentants de groupes des groupes de l’opposition pourrait conduire à des débats davantage marqués par des clivages politiques municipaux que par les préoccupations des seniors et l’intérêt général.
Garantir l’indépendance de la parole des citoyens tirés au sort, lesdits membres tirés au sort, constitue le cœur de l’instance. Leur légitimité repose précisément sur l’indépendance vis-à-vis d’organisations politiques. Augmenter la présence des élus peut modifier les équilibres internes et influencer les échanges, même involontairement.
Je précise, le pluralisme politique s’exprime naturellement au sein des commissions, mais naturellement au sein du Conseil municipal, qui reste l’organe décisionnaire. Le Conseil des Aînés n’a pas vocation à reproduire la composition politique de l’Assemblée municipale, mais à apporter un regard citoyen spécifique.
M. LE MAIRE : Oui, M. PROTEAU.
M. PROTEAU : Très rapide. J’entends ce qui est dit et l’objectif n’était vraiment pas de politiser. C’est que, avec nos groupes politiques, par moment, nous avons des personnes qui viennent nous voir, qui n’osent peut-être pas venir voir la municipalité, donc c’était juste aussi pour faire passer le message. Il n’y avait pas de volonté politique derrière mais juste de travailler ensemble, c’était juste cela.
M. LE MAIRE : OK. Donc dans ce cadre-là, nous retenons juste la délibération que nous avons proposée aujourd’hui, telle que, et on ne change rien.
Oui, M. TRUJILLANO.
M. TRUJILLANO : Merci. Monsieur le Maire, chers collègues.
Nous soutenons le principe d’un Conseil des Aînés. Donner la parole à nos seniors, valoriser leur expérience et leur connaissance de la ville, c’est une bonne chose et nous y sommes favorables.
Mais un dispositif ne vaut que par que par ses garanties. A la lecture du rapport et du règlement, plusieurs questions restent sans réponse.
Première question : sur l’appel à candidature, les documents indiquent que les candidatures se déposent au CCAS, mais ils ne disent ni quand l’appel sera lancé, ni par quels canaux, à quelle date et dans quel délai après cette délibération, l’appel sera-t-il ouvert et jusqu’à quelle date de clôture ?
Et au-delà du courrier annoncé, sera-t-il publié sur le bulletin municipal, le site, l’affichage et les réseaux sociaux et relayé auprès des associations de seniors, des clubs et des résidences ?
Car le rapport prévoit un courrier adressé aux personnes susceptibles de vouloir intégrer le Conseil. Qui dresse cette liste et sur quels critères ?
Nous souhaitons un appel ouvert à tous les hendayais de plus de 60 ans, pas un envoi présélectionné.
Deuxième question : sur la composition, le rapport cite 3 élus et 10 membres tirés au sort. Le règlement, lui, ajoute Monsieur le Maire de plein droit, les élus aux solidarités et 2 membres qualifiés désignés par le Maire. Quelle est la composition exacte que vous soumettez à notre vote et pour quel effectif total ?
Nous ne pouvons pas voter sereinement sur 2 compositions différentes.
Troisième question : sur l’utilité de ce Conseil. Afin que ce Conseil soit utile, valorisé et pas seulement symbolique, il nous paraît indispensable que les rapports soient transmis à notre assemblée et également rendus publics.
Merci.
M. LE MAIRE : D’autres questions ? Je n’en vois pas. Tout simplement, nous allons voter notre délibération.
Oui, M. GIL.
M. GIL : On peut rajouter, c’est que, il est précisé que c’est le CCAS qui mettra en œuvre toute la procédure et dans la transparence la plus totale comme vous disiez, parce que ça s’est toujours fait comme ça. Donc les personnes souhaitant seront informées qu’elles peuvent candidater pour être tirées au sort. Donc, il n’y a pas de problème là-dessus, ça sera transparent, vous serez informés.
M. LE MAIRE : M. PROTEAU, oui.
M. PROTEAU : Juste pour préciser, vous dites « on va informer », mais est-ce qu’il y aura un appel public sur les réseaux Facebook, ainsi de suite, ou juste le courrier qui sera envoyé à des personnes ? C’est cela qu’on veut comme précision.
M. GIL : Cela va être précisé, on va y travailler avec le CCAS. C’est lui qui aura la charge de lancer la procédure. Je vous le dis ce soir, ce sera largement diffusé dans la commune, par des canaux différents.
M. LE MAIRE : Mme CAMACHO SATHICQ, vous avez la parole.
Mme CAMACHO SATHICQ : C’est juste pour compléter les propos de M. GIL.
Ce sera un courrier officiel signé par le Monsieur le Maire, adressé à toutes les personnes de plus de 60 ans sur la commune.
M. LE MAIRE : Donc nous allons cocher toutes les cases en fait. Très bien.
Je vous propose de revenir à la délibération n° 097.2026 et la voter en l’état.
Qui accepte cette délibération ? Y a-t-il des votes contre ? Des abstentions ?
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Très bien, je vous remercie. Je passe la parole à Mme Lorea MARCONE pour les questions suivantes.
SUR RAPPORTS DE Mme Lorea MARCONE
098.2026 – MODIFICATION DU TABLEAU DES EFFECTIFS DES EMPLOIS PERMANENTS – ÉLARGISSEMENT CADRE D’EMPLOIS DU PÔLE PORT
Mme MARCONE : Suite à un départ en retraite, il a fallu envisager le remplacement du chef du pôle Port et afin de valoriser la promotion interne et éviter le recrutement en externe, il est proposé de modifier la fiche de poste et d’élargir l’emploi permanent précité au cadre d’emploi des adjoints techniques catégorie C.
Il est donc proposé au Conseil municipal :
- de décider l’élargissement de l’emploi d’adjoint au chef du pôle Port au cadre d’emploi des adjoints techniques (catégorie C)
- et d’autoriser M. le Maire à signer tous les documents relatifs à ce dossier.
M. LE MAIRE : Merci Mme MARCONE. Y a-t-il des questions ? Je n’en vois pas. Je. On passe au vote. Qui accepte la délibération ? Y a-t-il des votes contre ou des abstentions ? Il n’y en a pas. Merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Vous avez toujours la parole, Mme MARCONE
099.2026 – CRÉATION D’UN EMPLOI D’ÉDUCATEUR DES ACTIVITÉS AQUATIQUES – PISCINE MUNICIPALE
Mme MARCONE : Jeunesse & Sport a formulé le besoin de surveillance continue au sein de la piscine municipale. Il devient donc nécessaire de recruter un agent supplémentaire au poste d’éducateur des activités aquatiques.
Cet emploi doit être pourvu par un fonctionnaire dans la catégorie hiérarchique B, mais dans le cas où la vacance d’emplois ne serait pas pourvue par un fonctionnaire, il sera procédé par dérogation au recrutement d’un agent contractuel. Dans ce cas, la rémunération sera déterminée en fonction du niveau de diplôme, de l’expérience professionnelle et de la qualification de la personne qui sera recrutée.
Les crédits suffisants étant prévus au budget d’exercice, il est proposé au Conseil municipal :
- de décider la création à compter du 1er août 2026, d’un emploi permanent à temps complet énoncé préalablement,
- de préciser que l’emploi permanent pourra être pourvu par le recrutement de fonctionnaires ou d’agents contractuels,
- et d’autoriser Monsieur le Maire à signer tous les documents relatifs à ces dossiers et à procéder au recrutement.
M. LE MAIRE : Merci Mme MARCONE.
Des questions à ce sujet ? Je n’en vois pas, on passe au vote. Qui accepte ? Des votes contre ou des abstentions ? Je n’en vois pas. Merci.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Vous avez toujours la parole.
100.2026 – RENFORT DE SERVICE – DIRECTION VIE DE LA CITÉ – PÔLE ÉDUCATION ENFANCE
Mme MARCONE : Suite à une demande de disponibilité d’un agent qui a été acceptée, un recrutement a été lancé pour le remplacer. En attendant que s’achève le processus de recrutement et que l’agent intègre les effectifs de la mairie, il est nécessaire de créer un emploi temporaire pour un renfort d’activité afin de garantir le bon déroulement de la saison en accueil de centre de loisirs.
Ainsi, il est proposé au Conseil municipal :
- de décider la création d’un emploi non permanent du 1er juillet 2026 au 31 août 2026, rémunéré au premier échelon de la grille indiciaire du grade d’adjoint d’animation,
- d’autoriser Monsieur le Maire à signer le contrat de travail correspondant à cet emploi,
- et de préciser que cette dépense est prévue au budget 2026 de la commune.
M. LE MAIRE : Merci Mme MARCONE.
On passe au vote. Qui accepte ? Des votes contre ? Des abstentions ? Je n’en vois pas.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Une dernière délibération pour vous, Mme MARCONE.
101.2026 – RECRUTEMENTS ET CONDITIONS DE RÉMUNÉRATION DE VACATAIRES MNS ET BNSSA – DIRECTION DE LA VIE DE LA CITÉ
Mme MARCONE : Les normes fixées en matière d’encadrement et de sécurité des usagers sont les suivantes au niveau de la piscine municipale : donc soit 3 titulaires du Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport, spécialité Activités Aquatiques et de la Natation, soit 2 titulaires du Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport spécialité Activités Aquatiques, et un titulaire du BNSSA, (Brevet National de Sécurité de Sauvetage Aquatique) en surveillance exclusive.
Il est proposé au Conseil municipal de recruter des vacataires pour pallier les absences et respecter le taux d’encadrement précité imposé par l’Éducation Nationale et Jeunesse & Sport.
Ainsi, il est proposé au Conseil municipal :
- de recruter des vacataires pour effectuer les missions décrites ci-dessus,
- de fixer les la rémunération de chaque vacation telle que définie dans la délibération, d’autoriser Monsieur le Maire à signer les actes d’engagement correspondant à ces accords.
M. LE MAIRE : Merci Mme MARCONE.
S’il n’y a pas de questions sur ce sujet, on passe au vote. Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre ou des abstentions ? Je n’en vois pas.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Je passe la parole à Mme KEHRIG-COTTENÇON.
SUR RAPPORTS DE Mme Chantal KEHRIG-COTTENÇON
102.2026 – MISE EN PLACE D’UN SERVICE DE VÉLO EN LIBRE-SERVICE – OCCUPATION DU DOMAINE PUBLIC – MONTANT DE LA REDEVANCE
Mme KEHRIG-COTTENÇON : Cette délibération porte sur la mise en place du service de vélos en libre-service opéré par la société PONY.
Pour rappel, les mobilités sont de la compétence de la CAPB qui a elle-même délégué cette compétence au Syndicat des Mobilités Pays Basque Adour.
En 2023, le Syndicat avait lancé un appel à manifestation d’intérêt en faveur du développement d’un service de vélos électriques en libre-service. La société PONY avait été retenue.
Le contrat étant arrivé à échéance, le Syndicat a de nouveau lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la période 2026 à 2029 et la société PONY a de nouveau été retenue pour opérer ce service.
Avant d’évoquer le sujet de la délibération, je souhaite vous proposer quelques chiffres pour l’année 2025 qui ont été transmis par l’opérateur lui-même.
Le nombre de trajets a doublé en 2025 par rapport à 2024 sur notre commune.
Ainsi, sur l’année passée, ce sont près de 6 000 trajets qui ont été réalisés sur Hendaye. Près de 1 800 personnes ont emprunté ce service pour réaliser 3,44 kms en moyenne par trajet, la durée moyenne d’un trajet étant de 19 minutes.
Ce service est bien sûr très marqué par la saisonnalité. Ainsi, le mois le plus faible en termes de fréquentation est le mois de février alors que vous en doutez, juillet et août sont les mois évidemment qui voient la plus grande fréquentation. Et là aussi, vous ne serez pas surpris puisque la voirie qui enregistre la majorité des flux est le boulevard de la Mer. Ainsi, les parkings vélos qui sont situés sur le boulevard, enregistrent le plus grand nombre de départs, de trajets et d’arrivées.
Plus largement, cet appel à manifestation d’intérêt a été lancé sur les 12 communes littorales du ressort territorial du Syndicat des Mobilités, que ce soit les communes basques jusqu’aux communes landaises. Donc,
Dans le cadre de cette AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt), l’opérateur doit ? pour faire fonctionner son service, obtenir des communes une autorisation d’occupation temporaire du domaine public. Cette autorisation est délivrée à titre précaire et révocable pour un an renouvelable 2 fois.
Donc, comme le prévoit le code général de la propriété des personnes publiques, toute occupation privative du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance qui sera composée :
- d’une part, d’un montant de 15€/an par vélo (non assujetti à la TVA), identifié pour la commune,
- et d’autre part, de 1 % de son chiffre d’affaires hors taxe réalisé sur le territoire, au prorata du nombre de vélos identifiés sur la commune.
C’est donc l’objet de cette délibération et du vote que nous vous proposons.
M. LE MAIRE : Merci Mme KEHRIG. Avez-vous des questions ? Je n’en vois pas. On passe au vote. Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre ? Des abstentions ? Je n’en vois pas.
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Dernière question pour vous Mme KEHRIG.
103.2026 – TAXE LOCALE SUR LA PUBLICITÉ EXTÉRIEURE (TLPE) – TARIFS 2027
Mme KEHRIG-COTTENÇON : Chers Collègues, il s’agit d’une délibération que nous prenons chaque année pour fixer les tarifs appliqués au 1er janvier de l’année suivante, en l’occurrence, applicables au 1er janvier 2027.
Donc, la première fois que le Conseil municipal a délibéré sur ce sujet, c’était le 27 juin 2018, délibération qui instituait les tarifs applicables pour la taxe locale sur la publicité extérieure.
La délibération d’aujourd’hui vous rappelle quels dispositifs sont soumis à cette taxe. Il est également précisé que les tarifs augmentent chaque année dans une proportion égale au taux de croissance de l’indice des prix à la consommation hors tabac, de la pénultième année, et que ce taux de variation applicable à l’année 2027 augmentera de 0,9 % selon les sources INSEE.
Il vous est donc proposé de fixer les tarifs applicables au 1er janvier 2027 conformément au tableau qui est annexé à la délibération.
M. LE MAIRE : Merci Mme KEHRIG.
Je propose que l’on passe au vote. Qui accepte ? Y a-t-il des votes contre ? Des abstentions ?
ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ –
M. LE MAIRE : Je vous remercie.
Avant de nous quitter, nous avons une question orale qui a été posée par le groupe Vivre Hendaye et je passe la parole peut-être à M. PROTEAU ? Non à M. BUENO, vous avez la parole.
QUESTION ÉCRITE
M. BUENO : Monsieur le Maire, Chers collègues,
Durant la campagne électorale, vous avez annoncé « la création d’un observatoire du logement avec un technicien dédié au suivi des politiques de l’habitat ».
Nous souhaitons vous poser les questions suivantes :
- Combien coûtera cet observatoire aux contribuables ?
- Pouvez-vous citer une décision concrète qui ne peut pas être prise aujourd’hui faute de cet observatoire ?
- Après plusieurs mandats, l’observatoire est-il une réponse à la crise du logement ou une réponse à l’absence de résultats probants ?
- Quand aujourd’hui un jeune Hendayais est contraint de partir vivre ailleurs faute de logement, considérez-vous cela comme une fatalité ou comme un échec de la politique du logement jusqu’à ce jour menée lors des mandats précédents ?
M. LE MAIRE : Pour vous répondre, je passe la parole à M. Laurent TARIOL.
RÉPONSE DE M. TARIOL :
Dans votre question orale, vous parlez surtout de la création d’un observatoire du logement. Alors je comprends bien que les trois premières questions en font partie, c’est bien écrit, autant la quatrième me parait un peu éloignée, même si elle parle du sujet en général. Mais, je répondrai aux quatre malgré le délai.
Vous nous interrogez donc sur le coût de cet observatoire pour les contribuables hendayais. Le coût de cet observatoire correspondra essentiellement au poste de l’agent chargé de cette mission et aux charges qui y sont associées. Donc rien d’extraordinaire.
En revanche, le coût de l’inaction, celui-là est bien réel. Des familles qui ne trouvent plus à se loger, des jeunes qui quittent leur ville, des travailleurs qui s’éloignent toujours davantage de leur lieu d’emploi et une ville qui se paupérise et se fragilise progressivement.
La véritable question n’est donc pas « combien coûte l’observatoire ? », mais plutôt « combien nous coûte l’absence d’outils pour comprendre et anticiper la crise du logement ? ».
Vous nous demandez ensuite quelle décision concrète ne peut être prise aujourd’hui faute de cet observatoire. Je vous dirai qu’aucune politique publique sérieuse ne peut être conduite durablement sans données fiables. Aujourd’hui, les informations existent, mais elles sont dispersées entre les services municipaux, la Communauté d’Agglo, l’Etat, la DDFIP, les impôts, les bailleurs sociaux et autres acteurs encore.
L’enjeu de cet observatoire est précisément de rassembler ces données, de les analyser et de les rendre utiles à la décision publique. Administrer, ce n’est pas naviguer à vue, c’est connaître la réalité du territoire pour agir efficacement.
L’observatoire n’est pas présenté comme la solution miracle à la crise du logement. C’est un outil. Un outil supplémentaire pour comprendre, mesurer, évaluer et adapter nos politiques publiques.
Face à une crise aussi profonde, personne ne peut prétendre disposer d’une solution unique. En revanche, chacun devrait convenir qu’il est préférable de décider sur la base de faits plutôt que d’impressions ou de postures politiques.
Ce travail a été salué par la DDFIP. Cette dernière a proposé à la ville d’être commune test dans le cadre d’une demande globale qu’elle mène avec la DDFIP.
Vous évoquez, ce que je disais un peu hors sujet, également le départ des jeunes Hendayais contraints de quitter leur ville faute de logement.
Nous refusons de considérer cette situation comme une fatalité, et nous refusons également de réduire le problème à cette seule catégorie de population. Derrière la crise du logement, il y a aussi des couples qui ne parviennent plus à se loger, des familles monoparentales, des personnes âgées disposant de faibles retraites, des salariés indispensables à la vie économique locale, des agents publics, des commerçants, des saisonniers etc…
La crise du logement touche aujourd’hui l’ensemble du corps social.
Certains cherchent parfois des boucs émissaires. Les nouveaux arrivants, les retraités, les résidents étrangers, les propriétaires et les collectivités si on peut.
La réalité est pourtant beaucoup plus complexe.
La crise actuelle est le résultat de décennies de déséquilibres, de spéculation foncière, d’insuffisance de production de logements accessibles, d’absence de régulation efficace du marché et de renoncements successifs de l’État.
Sur ce point, il faut avoir le courage de dire les choses.
Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs ont laissé se creuser l’écart entre les besoins réels des habitants et l’offre de logements disponibles.
La loi SRU de 2000 a fixé des objectifs de logements sociaux. C’était une avancée nécessaire. Mais dans le même temps, aucun véritable pilotage national n’a permis d’anticiper les tensions qui s’accumulaient dans les territoires attractifs comme le nôtre.
Aujourd’hui, l’État semble découvrir l’ampleur de la crise et impose aux collectivités des objectifs toujours plus ambitieux, assortis de pénalités financières, sans toujours leur donner les moyens nécessaires pour les atteindre.
Pendant ce temps, les prix de l’immobilier ont explosé.
Les loyers ont augmenté.
L’accès au crédit s’est durci.
Le foncier est devenu inaccessible pour une grande partie de la population.
Aujourd’hui, pour louer un simple T2, il faut compter environ 600 euros par mois, il faut justifier de revenus proches de 1 800 euros nets, fournir des garanties solides, subir des discriminations pour certains, et franchir de nombreux obstacles administratifs. Pour beaucoup de ménages, accéder à un logement est devenu un véritable parcours du combattant.
Je rappelle également que plus de 70 % de la population française est éligible au logement social. Cela montre bien que le problème ne concerne plus seulement les publics les plus modestes mais désormais une majorité de nos concitoyens.
Combien de citoyens sont passés par le logement social avant d’avoir pu acheter un bien ? Certains ont oublié je pense.
Il est également utile de rappeler que certains responsables politiques, y compris et surtout dans vos rangs, ont régulièrement contesté la loi SRU, dénoncé les pénalités imposées aux communes et freiné, voire empêché la production de logements abordables. Vous pouvez regarder toute la côte sud-est.
Les difficultés que nous connaissons aujourd’hui n’ont rien d’une surprise. Elles étaient prévisibles. Car Il y a bien longtemps que l’on ne traite plus le fond du problème mais l’urgence d’une situation. Il n’y a qu’à voir aujourd’hui avec la canicule.
Face à ces situations, nous devons agir sur tous les leviers.
- Construire des résidences principales lorsque cela est possible.
- Rénover le parc existant pour lutter contre les logements qui sont devenus des passoires thermiques et non pas modifier les lois pour changer les DPE des logements car, encore une fois, on fait des lois pour les décortiquer ensuite.
- Remettre sur le marché les logements vacants avec la poursuite du dispositif. Nous en parlerons plus tard.
- Lutter contre les fraudes aux résidences principales qui nous coûtent cher en fiscalité et qui génèrent des difficultés pour se loger.
Il faut aussi :
- des leviers fiscaux avantageux pour les propriétaires qui louent à l’année plutôt qu’en location touristique meublée.
- Sécuriser davantage les bailleurs grâce à des dispositifs comme la garantie Visale, expliquer le système Loc’Avantages ou l’intermédiation locative etc…
- Mettre en avant les aides proposées par la collectivité et l’Etat.
- Soutenir les bailleurs sociaux qui ont vu leurs capacités financières considérablement affaiblies ces dernières années.
Selon l’Union sociale pour l’habitat, les mesures budgétaires des gouvernements mises en œuvre depuis 2017 ont privé les organismes HLM de plus de 16 milliards d’euros de ressources, réduisant mécaniquement leur capacité à construire et donc à puiser dans leurs fonds propres.
Enfin, nous devons regarder la réalité économique en face.
La hausse du coût de la vie, la précarisation de l’emploi, les difficultés rencontrées par de nombreuses entreprises et l’incertitude économique pèsent à la fois sur les locataires et sur les propriétaires.
La crise du logement n’est pas isolée : elle s’inscrit dans une crise plus large du pouvoir d’achat et de l’accès aux droits fondamentaux que doit être le logement.
Pour conclure, nous voulons rappeler une chose essentielle.
Le logement n’est pas une marchandise, ça doit être un droit.
C’est une des conditions pour s’émanciper, trouver un emploi, avoir une vie familiale et c’est aussi un facteur de cohésion sociale.
Notre responsabilité collective est de garantir à chacun la possibilité de vivre dignement sur le territoire où il travaille….
L’observatoire du logement ne résoudra pas à lui seul cette crise.
Mais il devrait nous donner les moyens de mieux comprendre les évolutions du territoire et de notre ville et ainsi évaluer les politiques mises en œuvre afin d’agir avec davantage d’efficacité.
Parce qu’en matière de logement, les slogans ne logent personne et les postures non plus.
Seule la connaissance, la volonté politique et l’action dans la durée permettront d’apporter des réponses à la hauteur des attentes de nos concitoyens Hendayaises et Hendayais. Merci.
M. LE MAIRE : Merci M. TARIOL.
La séance est levée.
L’ordre du jour étant épuisé, Monsieur le Maire remercie l’assemblée et lève la séance à 19 h 35.
HENDAYE, le 25 juin 2026
Le Maire,
Kotte ECENARRO
DIFFUSION SUR LE SITE DE LA MAIRIE Le : 26.06.2026